C’est la semaine de tous les naufrages.
Tandis que François Bayrou se no ie dans le vocabulaire de l’extrême droite et que son ministre de l’intérieur ne parle que d’immigration, un autre naufrage se produit en Ille-et-Vilaine, avec une crue inédite depuis quarante ans, signe supplémentaire des dérèglements liés au changement climatique, un sujet qui semble oublié par le gouvernement.
Pendant ce temps, une partie du Parti socialiste cherche des victoires pour éviter de voter la censure d’un budget très austéritaire. La France insoumise dénonce ces compromis et va déposer au début de la semaine une motion de censure qui sera votée par les écologistes. Le Rassemblement national (RN) menace lui aussi de voter la censure, et se replace tranquillement dans sa posture favorite : celle de l’opposant numéro 1.
Dans une situation politique saturée de déclarations politiques et de détails budgétaires complexes, Bayrou sera-t-il submergé la semaine prochaine par la censure ?
À quoi jouent le gouvernement, le RN et les différents partis de gauche ? S’il n’y a pas de budget, est-ce vraiment la catastrophe financière annoncée ?
Et surtout, pourquoi s'obstiner à faire de l’austérité alors que les défis climatiques exigent des investissements massifs en faveur de la transition écologique ?
Nos invité·es : Ilyes Ramdani, journaliste du pôle politique de Mediapart ; Jade Lindgaard, responsable du pôle écologie de Mediapart ; Mathias Thépot, journaliste au pôle économie de Mediapart.
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Condamné pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel, l’animateur Jean-Marc Morandini reste à l’antenne de CNews. Notre émission spéciale avec Fanny Marlier, journaliste indépendante, David Perrotin et Yunnes Abzouz, de Mediapart.
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Alors que Vladimir Poutine et Donald Trump discutent d’un éventuel cessez-le-feu en Ukraine, et que l’Union européenne se réarme, craignant d’être militairement lâchée par les États-Unis de plus en plus alignés sur Moscou, « À l’air libre » prend un peu de hauteur pour s’interroger sur ce que veut vraiment le président russe.
Trois ans après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui aurait fait à ce stade selon le Wall Street Journal 80 000 morts ukrainiens et 200 000 morts russes, Vladimir Poutine souhaite-t-il vraiment la « paix » avec l’Ukraine, et de quelle paix s’agit-il ?
Quelle est sa vision de la Russie dans le monde et des relations internationales ? L’Europe doit-elle se sentir menacée par ce qui serait un nouvel impérialisme russe ? Comment définir le projet politique du régime russe, qui a fait de la dénonciation de l’Occident un de ses piliers et se retrouve aujourd’hui en tête-à-tête avec le président états-unien pour discuter de l’Ukraine ?
Bref, Poutine a-t-il un plan pour l’Ukraine et l’Europe, et si oui lequel ?
Réponse dans cette émission avec :
Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.
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Les milliardaires français vont-ils se voir imposer de participer davantage à l’effort de solidarité collective ?
Spécialiste des questions fiscales, l’économiste Gabriel Zucman, professeur à l’École normale supérieure, est à l’initiative d’une proposition de loi écologiste adoptée à l’Assemblée nationale le 20 février, qui vise à instaurer un impôt minimum de 2 % sur les hauts patrimoines dont la valeur est supérieure à 100 millions d’euros.
Selon l’économiste, la France est devenue un eldorado fiscal pour les milliardaires qui paient moitié moins d’impôts que le reste de la population. Alors que dans le même temps, les recettes fiscales viennent à manquer pour équilibrer les comptes publics... D’où la nécessité impérieuse, selon lui, de taxer les ultrariches.
Une émission préparée et présentée par Mathias Thépot.
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Le premier ministre, François Bayrou, dénonce une « mécanique du scandale » à propos des révélations successives de Mediapart sur l’affaire de Bétharram, ce collège-lycée catholique proche de la ville de Pau, dont il est maire, où pendant des décennies, les violences physiques et sexuelles ont été érigées en système.
François Bayrou dit avoir tout ignoré. En réalité, depuis le milieu des années 1990 au moins, il ne pouvait pas ne pas savoir ce qui se passait dans cet établissement où il a scolarisé certains de ses enfants et où son épouse enseignait le catéchisme.
François Bayrou savait et il a menti, y compris devant les député·es. N’est-ce pas à une mécanique du silence qu’il a contribué ?
Mardi 25 février, « À l’air libre », l’émission de Mediapart, revient sur cette affaire, sans doute la plus grande histoire de violences connue à ce jour dans l’éducation en France, qui dépasse la seule personne du premier ministre.
Car Bétharram, c’est surtout le récit d’un océan de violences pendant des décennies. De vies brisées. Le symbole d’une société qui a longtemps méprisé la voix des enfants. Et un cas typique de blanc-seing accordé par les autorités à une institution catholique privée, qui n’a jamais été contrôlée malgré les alertes, et où le pire était quotidien.
Avec :
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Le procès historique du financement libyen de Nicolas Sarkozy s’est ouvert hier lundi 6 janvier. À cette occasion, Mediapart, qui a révélé cette affaire en 2011, a produit un film pour tout vous expliquer.
Une histoire finalement assez simple, malgré son foisonnement, ses multiples rebondissements et personnages : « Les juges disent qu’il y a eu un pacte de corruption présumé qui s’est noué, entre 2005 et 2007, entre le cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l’intérieur et la dictature libyenne de Mouammar Kadhafi », résume Fabrice Arfi.
Son titre : Personne n’y comprend rien, allusion ironique à une phrase de Nicolas Sarkozy qui, pendant plus d’une décennie, au fur et à mesure de nos révélations, a nié et crié à la machination.
Ce film-événement, financé par des milliers de donateurs et donatrices, sort en salles mercredi 8 janvier, avec des projections-débats partout en France. Pourquoi faire un film sur cette affaire ? Pourquoi cette enquête hors norme est-elle importante ? Que dit-elle de notre démocratie ?
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.
Nos invité·es : Fabrice Arfi, coresponsable du pôle Enquêtes de Mediapart ; Karl Laske, journaliste à Mediapart ; Yannick Kergoat, réalisateur.
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À peine revenu à la Maison-Blanche, Donald Trump a dit ne pas être « confiant » dans le fait que le cessez-le-feu à Gaza dure, tout en commençant à échafauder des plans pour la reconstruction du territoire dévasté par quinze mois de bombardements intensifs par l’armée israélienne, qui ont fait des dizaines de milliers de victimes.
Dimanche 19 janvier, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu finalement accepté par Israël, les libérations d’otages israélien·nes et de prisonniers et prisonnières palestinien·nes ont commencé. Le début d’un long processus, chaotique et risqué.
Les frappes d’Israël à Gaza se sont momentanément arrêtées, mais pour combien de temps ? Alors que l’aide humanitaire entre à nouveau dans l’enclave, quel avenir pour les Gazaoui·es, les habitant·es de Cisjordanie et la Palestine ?
Tandis que de grandes ONG dénoncent un génocide, le temps de la justice est-il venu ? Et que veut vraiment Benyamin Nétanyahou, dont le grand ami Donald Trump est de retour aux affaires ?
Avec : Ahmed Benchemsi, porte-parole de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ; Amélie Férey, responsable du laboratoire de recherche sur la défense à l’Institut français des relations internationales, chroniqueuse à Mediapart ; Karim Kattan, écrivain, auteur de L’Éden à l’aube (éd. Elyzad, 2024) ; Insaf Rezagui, docteure en science politique, chercheuse associée à l’Institut français du Proche-Orient, membre du comité éditorial de Yaani.
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« Il faut se préparer très jeunes, presque depuis la maternelle, à réfléchir à la façon dont [les élèves] se projettent dans une formation et un métier. » Cette phrase, prononcée par la ministre de l’éducation nationale, Élisabeth Borne, nous a donné envie de faire cette émission.
Car si la qualité d’une société, de ses imaginaires, de ce qu’elle propose se révèle à travers le sort qu’elle réserve à ses jeunes, force est de constater que la nôtre n’est pas au rendez-vous. Partout dans le monde, y compris en France, la santé mentale des plus jeunes se dégrade.
Le succès de séries comme Adolescence sur Netflix, qui interroge la violence des mineurs – un fait ultraminoritaire, il faut évidemment le rappeler – mais aussi l’emprise du masculinisme chez certains garçons, en dit long sur l’inquiétude qui nous travaille face à leur avenir.
Réseaux sociaux, pression scolaire, atomisation de la société, néolibéralisme cruel, monde qui brûle : les générations qui viennent ont des raisons de ne pas aller bien. Et quand elles s’engagent et proposent un autre monde, elles restent trop souvent regardées de haut par des essayistes qui les traitent de geignards narcissiques, ou des dirigeant·es bien plus âgé·es qu’elles qui les veulent aux ordres et n’auront pas, eux, à affronter le monde de demain.
Comment mieux prendre soin de la jeunesse ? Comment lui proposer des perspectives et le plus d’épanouissement possible dans un monde qui déraille ?
Nos invité•es :
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Depuis que, lundi 31 mars, le tribunal de Paris a décidé une inéligibilité pour cinq ans de Marine Le Pen, le Rassemblement national (RN) et ses allié·es politiques et médiatiques ont sorti l’artillerie lourde. « Tyrannie des juges », « régime autoritaire », « État de droit violé », dénonciation du « système » : les mots employés sont ceux de l’extrême droite populiste internationale, de Trump à Bolsonaro, au mépris total des faits et de la réalité.
Alors que le RN appelle à une mobilisation à Paris, dimanche 6 avril, en soutien de Marine Le Pen, les médias d’extrême droite de Bolloré, de CNews à Europe 1, amplifient ces discours.
Mais d’autres médias relaient aussi plus ou moins l’idée, fausse, d’un procès politique. Et une large partie du champ politique, à droite surtout, parfois à gauche, met aussi en doute cette décision — Marine Le Pen ayant fait appel, elle est à nouveau présumée innocente.
Une émission préparée par Mathieu Magnaudeix, Marine Turchi et Michaël Hajdenberg, présentée par Mathieu Magnaudeix, et diffusée le jeudi 3 avril.
Avec :
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Dans certains médias, sur les chaînes d’info, Grigny, 27 000 habitant·es dans l’Essonne et ville la plus pauvre de France métropolitaine, est la « cité qui fait peur ». L’exemple même du « ghetto » où régneraient le « séparatisme » et l’« ensauvagement », des mots martelés à longueur de journée pour décrire les quartiers populaires.
Dans leur livre-événement, Grands ensemble. Violence, solidarité et ressentiment dans les quartiers populaires (éd. La Découverte), les sociologues Fabien Truong et Gérôme Truc questionnent ces idées reçues.
« Parler de Grigny, c’est parler de la France en général », disent-ils. Arrivés en 2015 dans la ville d’où est originaire Amedy Coulibaly, le terroriste de l’Hyper Cacher, ils ont d’abord documenté la mobilisation, réelle, de la population de la ville, contre les attentats et contre la stigmatisation médiatique.
Puis ils ont poursuivi leur enquête, en s’intéressant aux violences qui traversent la ville. Celles dont on parle dans les médias, la violence des faits divers liés aux trafics et aux règlements de compte. Mais aussi celle dont on parle beaucoup moins : le « ressentiment » lié au fait d’être traités comme des citoyens de seconde zone par les « raids policiers », les médias et les politiques ; les violences économiques au sein d’une ville pauvre où vivent beaucoup de travailleuses et travailleurs essentiels ; les violences intimes ; les violences de genre, etc.
Mardi 28 janvier, les deux auteurs ont lancé leur livre à Grigny. Mediapart était là pour animer la soirée et capter les échanges entre les sociologues, des témoins cités dans le livre, et des habitant·es de Grigny. « Ce sont les premiers qui écrivent ce que nous sommes vraiment […]. Sans cacher nos peurs, nos difficultés, les violences que l’on traverse », dit Philippe Rio, le maire de Grigny.
Il faut écouter ces discussions durant lesquelles s’exprime une parole trop souvent tue : celle d’une ville qui concentre les difficultés, mais où l’on vit aussi le mieux qu’on peut, en cultivant la solidarité.
Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix.
Avec (certain·es habitant·es ont souhaité apparaître avec leur seul prénom) : Fabien Truong, sociologue, coauteur de Grands ensemble (éd. La Découverte) ; Gérôme Truc, sociologue, coauteur de Grands ensemble (éd. La Découverte) ; Philippe Rio, maire PCF de Grigny ; Souleymane Hissourou, président d’Élan citoyen ; Orkia Benaissa, animatrice socio-culturelle ; Yveline Le Briand, élue, enseignante à la retraite ; Khadija Ouhdi, enseignante ; Cheik Sidibe, étudiant ; Jean Art, animateur culturel ; Raymonde, habitante, ancienne élue ; Habiba, présidente de l’association Saberines ; Jayanthi, enseignante.
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Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Dax, l’Immaculée-Conception à Pau, le collège Saint-Pierre-de-Relecq-Kerhuon, Riaumont à Liévin, Notre-Dame-de-Charité-du-Bon-Pasteur d’Angers, Saint-Dominique à Neuilly-sur-Seine, Notre-Dame-de-Garaison dans les Hautes-Pyrénées… Après le choc des violences au sein de Notre-Dame-de Bétharram, près de Pau, un véritable continent de violences physiques et sexuelles sur plusieurs décennies émerge au sein de l’enseignement catholique privé.
Le 14 mai, le premier ministre François Bayrou, qui, selon nos enquêtes, ne pouvait pas ignorer les violences ayant eu lieu à Bétharram, sera entendu par une commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Au-delà de son cas personnel, c’est toute notre société qui est interrogée.
Pourquoi tant d’années de silence ? Pourquoi l’enseignement catholique est-il si peu contrôlé ? Comment réparer l’immensité des souffrances, des violences et des sévices alors que ce #MeToo de l’enseignement catholique pourrait bien être, selon Alain Esquerre, porte-parole du collectif des victimes de Bétharram, « le plus grand scandale » de pédocriminalité que la France ait jamais connu ?
Nos invité·es :
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« Nous ne sommes pas des fascistes. Nous ne sommes pas d’extrême droite. » De Bardella à Meloni, de Trump à Milei, l’extrême droite mondiale serine le même refrain.
Un récit que reprennent, en France aussi, nombre de journalistes ou d’éditorialistes, d’éditeurs, d’intellectuels et de grands patrons.
En cette rentrée, plusieurs livres nous alertent sur cette atmosphère étouffante, en Europe et au-delà, que nous sommes nombreuses et nombreux à ressentir.
Un fond de l’air bien rance, où l’État de droit et la démocratie sont foulés au pied, où la liberté qu’ils érigent en principe fondamental est d’abord devenue celle de piétiner les autres. Où la haine des étrangers, des minorités et de la science est devenue mainstream.
Bref, une ère où le fascisme serait presque devenu cool. Sommes-nous d’ores et déjà dans un moment fasciste ? Si oui, quelles leçons en tirer ? Et comment riposter collectivement ?
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.
Nos invité·es :
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À l’occasion du second tour des élections municipales, Mediapart vous propose une soirée électorale exceptionnelle, avec des journalistes de la rédaction et des politistes.
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Émission diffusée le 25 juin 2025.
Il y a cinquante ans, en 1975, la France adoptait les premières lois sur le handicap. En 2005 était votée une loi « pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ». Et l’an dernier, les athlètes paralympiques ont été célébré·es lors des Jeux paralympiques de Paris.
Pourtant, au quotidien, à l’école, au travail, dans l’accompagnement et la prise en compte de leurs droits, les millions de personnes en situation de handicap continuent de vivre une véritable ségrégation, dans une société encore largement validiste – le validisme est « une hiérarchisation des corps et des vies, où les personnes en situation de handicap sont perçues comme “hors norme”, et où cette différence justifie leur mise à l’écart ou leur exclusion », selon Béatrice Pradillon, présidente et cofondatrice des Dévalideuses.
Au contraire de ce qu’on entend souvent, ce n’est pas juste « un changement de regard » qui est nécessaire, mais une véritable révolution de notre imaginaire et des politiques publiques. Car analyser la société en partant des expériences des personnes en situation de handicap, c’est aussi la questionner profondément. Et contribuer à la faire progresser pour toutes et tous.
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Marie Turcan.
Nos invité·es :
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Soutenue d’Emmanuel Macron à Marine Le Pen, Rachida Dati peut-elle gagner Paris ? Quel bilan tirer des fusions et désunions à gauche ? Combien de maires insoumis dimanche ? La rédaction de « Mediapart » fait le bilan de l’entre-deux-tours des municipales et détaille les enjeux du second.
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À l’occasion du premier tour des élections municipales, Mediapart vous propose une soirée électorale exceptionnelle, avec des journalistes de la rédaction et des politistes qui savent de quoi ils et elles parlent. Après une élection municipale de 2020 organisée en pleine pandémie, cette élection-là va-t-elle mobiliser ? Qui dirigera les plus grandes villes de France : Paris, Lyon et Marseille ? À un an de l’élection présidentielle, quels scores respectifs pour les candidat·es de LFI et du reste de la gauche, qui ont bien souvent (mais pas toujours) présenté des listes différentes ? Que devient le macronisme municipal ou ce qu’il en reste ? Quelle dynamique électorale pour le Rassemblement national, allié à des candidat·es de la droite dans certaines villes ?
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Le 28 mai, un glacier des Alpes suisses s’est effondré, ensevelissant le village de Blatten. Un événement commenté mais peut-être pas assez : des Alpes à l’Himalaya jusqu’aux calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique, les glaciers fondent à toute vitesse.
Sentinelles du réchauffement climatique, ils sont la deuxième cause d’élévation du niveau des mers, sujet au cœur de la grande conférence onusienne sur les océans qui s’ouvre à Nice ce lundi 9 juin.
Châteaux d’eau naturels, ils renferment 70 % des réserves d’eau douce de la planète et un quart de l’humanité dépend directement de l’eau des montagnes pour boire, irriguer les cultures et produire de l’énergie.
Parler des glaciers, c’est aussi prendre conscience de ce que nous pouvons encore faire pour éviter le scénario d’une planète invivable dans quelques décennies.
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.
Nos invités :
Gilles Ramstein, paléoclimatologue, directeur de recherches au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement de l’institut Pierre-Simon-Laplace (IPSL). Il est l’auteur de 100 questions sur le climat (Tallandier, 2020) et de Voyage à travers les climats de la terre (Odile Jacob, 2015) et le coanimateur du podcast « Le climat en questions » ;
Ugo Nanni, glaciologue et sismologue, chercheur à l’université d’Oslo.
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Nicolas Sarkozy publie le 10 décembre un livre sur ses vingts jours en prison dans lequel il sera surtout question de lui. « À l’air libre » donne la parole à d’anciens détenus dont les récits de prison racontent bien mieux les errements du système carcéral. Nos invité·es : Justine Audouin, ancienne détenue, cheffe cuisinière ; Corentin Blanchard, fondateur de l’association Reve2Loup, formateur, réalisateur et poète ; Yannick Deslandes, fondateur de l’association Mur’mures, formateur et auteur de Au-delà les murs. 22 ans de prison et la lumière (éd. Balland) ; Ellen Salvi, responsable du pôle politique de Mediapart.
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Que signifie dire haut et fort ce qu’on a subi ? Et comment fait-on quand celui qu’on accuse s’appelle Gérard Depardieu ? Combien coûte cette parole dans l’espace public ? En temps, en argent, en santé mentale ? Comment le monde judiciaire la reçoit-il ? La société ? Le monde du cinéma ?
Dans cette émission spéciale, Mediapart donne la parole à neuf femmes réunies sur notre plateau et deux autres que nous avons rencontrées chez elles. Certaines témoignent pour la première fois en leur nom et à visage découvert.
Leur point commun est d’avoir, chacune, accusé Gérard Depardieu de comportements problématiques : des propos injurieux ou sexuels, des agressions sexuelles, des viols. L’acteur les conteste tous et est présumé innocent pour les faits qui sont judiciarisés.
Au terme d’un procès mouvementé pour agressions sexuelles dans l’affaire du tournage du film Les Volets verts, durant lequel les avocates des plaignantes, Carine Durrieu-Diebolt et Claude Vincent, ont bataillé face à la virulence de Jérémie Assous, conseil de Gérard Depardieu, le parquet de Paris a requis jeudi 27 mars dix-huit mois de prison avec sursis et une obligation de soins psychologiques contre le comédien.
Avec :
Une émission enregistrée jeudi 27 mars après la fin du procès et préparée et présentée par Valentine Oberti et Marine Turchi.
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La police et la gendarmerie sont-elles hors de contrôle ? Dans « À l’air libre », retour sur les révélations de Mediapart et « Libération » sur les violences des gendarmes à Sainte-Soline en 2023 avec nos journalistes, Alix, manifestante blessée à Sainte-Soline, et le réalisateur Dominik Moll, dont le film « Dossier 137 » sort ce mercredi 19 novembre.
Nos invité·es :
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Après le clash historique à la Maison-Blanche, vendredi dernier devant les caméras du monde entier, Donald Trump vient de suspendre l’aide militaire à l’Ukraine pour forcer son président à signer rapidement un cessez-le-feu qu’il ne lui sera pas possible de négocier.
L’Ukraine et son président humiliés : la politique américaine « coïncide largement » avec les objectifs russes, salue le Kremlin.
Sous nos yeux, l’histoire s’accélère, trois ans après l’invasion russe en Ukraine, et après des décennies durant lesquelles les États-Unis ont servi de parapluie militaire à l’Europe.
L’Union européenne se mobilise dans la panique. Elle souhaite épauler l’Ukraine face à la Russie, lui garantir un peu de sécurité face à Moscou en cas de cessez-le-feu, et, si elle le peut, peser sur les négociations. A-t-elle les moyens de ses ambitions ? Que peut-elle imposer ? Peut-elle se passer militairement des États-Unis ?
Entrons-nous en Europe et en France dans une « économie de guerre » qui accentuera l’austérité ? Que veulent vraiment Trump et ses soutiens ? Quel sort pour l’Ukraine ?
Une émission préparée et présentée par Mathieu Magnaudeix
Nos invité·es :
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Qu'il parle de la mainmise de la mafia en Italie, du crime organisé ou du narcotrafic, des adjectifs venimeux utilisés par l’extrême droite et nombre de responsables politiques pour diviser et pointer du doigt les personnes étrangères et les réfugié·es, l’écrivain italien Roberto Saviano le fait toujours avec des mots percutants.
C’est le cas aussi dans son dernier livre, Giovanni Falcone (Gallimard), sur ce juge italien assassiné en 1992 par la mafia sicilienne, et dans Crie-le !, un ouvrage de 2013 qui ces jours-ci reparaît en poche, où il insiste sur la nécessité de ne pas rester sidérés face au fascisme.
Dans notre émission, Saviano, qui vit depuis vingt ans sous protection policière, explique l’emprise du trafic de drogues en Europe et en France, la façon dont le capitalisme contemporain est « imbibé » par les mafias, l’aveuglement de l’opinion et des élu·es face au poids des organisations criminelles, et le risque, qu’il juge très élevé, de l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite en France.
Il donne aussi des conseils pour lutter avec lucidité contre la peur et la résignation.
Une émission préparée par Adèle Humbert et Mathieu Magnaudeix, et présentée par Mathieu Magnaudeix.
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« Vive les lesbiennes ! » Au dernier Festival de Cannes, les actrices de La Petite Dernière, réalisé par Hafsia Herzi, ont scandé ce slogan à la fin d’une projection. Récompensé par la Queer Palm et par un prix d’interprétation pour la jeune actrice de 23 ans Nadia Melliti, le film sort au cinéma mercredi 22 octobre.
Inspiré d’un roman de Fatima Daas paru en 2020, ce film raconte l’histoire d’une jeune lesbienne musulmane issue d’un quartier populaire qui apprend à s’aimer, à vivre son désir et sa sexualité, tout en faisant avec son éducation, sa famille, et les interdits religieux.
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix.
Nos invitées :
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Pourquoi le RN s’ancre-t-il dans les campagnes en déclin ? Parce que là où le travail et la débrouille sont valorisés, son discours colle à la réalité d’une concurrence généralisée pour l’emploi et la respectabilité sociale. Un défi immense pour les gauches. Notre entretien avec le sociologue Benoît Coquard.
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Partout dans le monde, les riches se séparent du reste de la société. De Dubaï à Saint-Tropez, de Londres à Monaco, ils circulent dans des « zones » calquées sur le modèle de l’entreprise, avec leurs propres règles. Notre émission avec trois journalistes de Mediapart à l’occasion de la sortie le 9 janvier du livre « Zones. Là où les riches font sécession ».
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Alors que le président du RN promeut son livre et multiplie les apparitions médias avec un discours sans aspérités, de récentes enquêtes de Mediapart prouvent à nouveau la réalité du parti d’extrême droite. On en discute avec Alexandre Berteau et Youmni Kezzouf.
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À un mois des municipales, le RN affiche ses ambitions dans le sud-est de la France, malgré sa gestion et les affaires. Comment riposter, ici et ailleurs ? « À l’air libre » s’est délocalisée à Toulon (Var) avec le député insoumis Raphaël Arnault, la militante antiraciste marseillaise Hanifa Taguelmint et d’autres personnalités.
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Au Rassemblement national, il y a le vernis social et la réalité : des propositions économiques et des votes de plus en plus favorables à la rente et aux plus fortunés. Décryptage avec Alexandre Berteau et Mathias Thépot, journalistes à Mediapart.
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« La parole des victimes est méprisée » ; « Les monstres, ça n’existe pas » : le 4 novembre 2019, Adèle Haenel prenait la parole sur Mediapart pour faire état de violences sexuelles subies entre ses 12 ans et ses 15 ans. La force de ses mots sur la justice ou le silence des familles face aux violences sexuelles a provoqué un séisme dans le cinéma et dans toute la société.
Au-delà de son cas personnel, Adèle Haenel racontait le long cheminement du silence à la parole. Elle incitait la justice, les familles, la société à prendre conscience de l’ampleur des violences sexuelles sur les femmes, les garçons, les enfants.
Elle nous incitait à questionner cet insupportable silence qui pèse et qui détruit.
Lundi 3 février, le tribunal de Paris a condamné le réalisateur Christophe Ruggia à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ans ferme sous bracelet électronique, pour violences sexuelles sur mineure de 15 ans. Il a annoncé son intention de faire appel.
Après cette décision, la comédienne Adèle Haenel, qui a depuis tourné le dos au cinéma, a accepté notre invitation. Pour boucler une boucle et nous dire ce qui la traverse aujourd’hui.
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix et préparée avec Marine Turchi.
Avec : Adèle Haenel, comédienne ; Marine Turchi, journaliste à Mediapart, autrice des enquêtes sur l’affaire Ruggia.
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Si tu gagnes, tu deviens un héros, à condition de ne pas faire de vagues. Si tu perds, alors tu t’exposes à l’humiliation et au racisme. Cette loi d’airain, c’est celle qui s’impose aux joueurs de football professionnels racisés qui évoluent dans l’élite mondiale.
La Coupe du monde masculine de football 2026, organisée notamment au pays du suprémaciste en chef Donald Trump, n’échappe pas à ce rappel à l’ordre.
Un seul exemple : l’avalanche de propos racistes contre les joueurs de l’équipe des Pays-Bas Justin Kluivert, Quinten Timber et Crysencio Summerville, des joueurs noirs, humiliés après l’élimination de leur équipe face au Maroc parce qu’ils ont raté des tirs au but...
Oui, le foot est une fête, un sport populaire, un lieu d’émotions et d’élans joyeux. Mais des stades de la Coupe du monde aux arènes plus discrètes du foot amateur, c’est aussi un lieu où le racisme fait trop souvent partie de la fête.
Une émission présentée par Mathieu Magnaudeix, préparée avec Laila Saidi.
Nos invité·es :
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